Auteur Sujet: Une étrange petite chatte. [validée]  (Lu 621 fois)

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Hors ligne Rorlia Sha Finsar

Une étrange petite chatte. [validée]
« le: 12 avril 2018 à 15:33:28 »
Nom : Sha Finsar
Prénom : Rorlia
Surnom : ? ? ?

Âge : 25 ans
Sexe : Féminin
Race : Thérianthrope chatte

Métier : Alchimiste / Horlogère

Histoire :

Rorlia vient d'une région assez méconnue du monde civilisé. Le chef lieu de la région est un cirque de montagne, la formation géologique pas les saltimbanques. On y trouve des Thérianthropes, uniquement des prédateurs, allant du smilodon massif aux plus petites hermines sveltes. Rorlia appartient à ce peuple par le sang, sa mère une thérianthrope chat de glace, et son père un thérianthrope tigre. Ils vivaient paisiblement, autant qu'il est possible dans l'environnement impitoyable des hauteurs, jusqu'à la naissance de leur fille, Rorlia. A peine sortie du ventre de sa mère il fut claire qu'elle n'était pas comme eux, qu'elle n'était pas comme le reste de la communauté, ses trois queues le montraient aussi certainement que si elle était arrivée avec un parchemin explicatif. On convoqua les chamans et les oracles, les divers mystiques de la région, afin qu'ils statuent sur le cas de l'enfant. L'assemblée des érudits fut partagée, une minorité réclamait la mise à mort dans l'instant, une autre minorité voulait en faire une prophète, une sorte de guerrière sainte pour le futur, mais la majorité ne voyait qu'un enfant inquiétant, mais un enfant tout de même. Comme tuer un nourrisson ne pouvait être facilement accepté cette solution fut rejetée, mais personne n'était à l'aise avec cette créature étrange, pas même les parents, et il fut décidé de la placer en marge de la communauté. Un interdit frappa le nouveau né, elle ne serait acceptée dans les enceintes tribales qu'à condition de s'y voir convoquée au préalable. Cela contenta presque tout le monde, et les parents s'installèrent en retrait.

Durant dix ans la vie s'écoula sans heurts, paisible dans les hauteurs, un hiver plus dur qu'un autre, un printemps plus généreux, mais sans rien de réellement notable ni en bien ni en mal. Rorlia grandissait rapidement et ses parents, quoi qu'effrayés à sa naissance, l'aimaient autant que n'importe quel autre enfant qu'ils auraient put avoir. Ils s'inquiétaient toutefois pour elle, son comportement étrange n'en faisait pas quelqu'un de sociable. L'enfant riait peut, pouvait rester des heures à fixer le vide sans frémir, et ne montrait pas un grand entrain pour la plupart des jeux auxquels son âge la destinait. Au lieu de quoi elle s'asseyait à côté de sa mère lorsqu'elle tannait le cuir, à côté de son père taillant des flèches et des javelots, ou bien redressant une dague dans l'âtre. Trop sérieuse, trop apathique, trop lisse, elle dérangeait les autres membres de la communauté lorsqu'ils rendaient visite à la petite famille, même avec les efforts d'amabilité de la petite fille elle restait anormale à leurs yeux, et ils étaient peu nombreux à l'apprécier.
En grandissant Rorlia s'aventura de plus en plus loin de la maison familiale, elle connaissait l'interdit pesant sur elle et ne s'approchait pas des campements tribaux, même si elle les observait parfois de loin depuis une cachette ou une autre. Voir cette multitude se mélanger, échanger et vivre ensemble, voila quelque chose qui la troublait. Le monde pour elle se résumait à une maison et trois personnes dedans. Lorsqu'elle croisait des adultes elle les saluait avec le respect que ses parents lui avaient enseignés, et s'écartait de leur chemin, cela suffisait, mais avec les autres enfants de son âge elle découvrit la cruauté. Se moquer d'elle était si facile, l'insulter, elle, ses parents, leur mode de vie. Tout cela glissait toutefois sur Rorlia, il s'agissait d'un comportement qu'elle ne comprenait pas, ses parents ne lui apprenaient pas à se conduire de cette façon, et elle ne saisissait pas le sens de la plupart des insultes, elle ne comprenait que le rejet et l'agressivité dans les voix.
Pendant longtemps les choses en restèrent là, mais un jour le petit groupe qui affectionnait le plus ce genre d'échange décida de s'en prendre à elle d'une autre façon. Rorlia attendait, perchée sur une branche maîtresse d'un arbre, qu'un renard sorte de son terrier. L'animal savait qu'elle était là, ses pupilles brillantes la fixait depuis l'obscurité de sa cachette, mais Rorlia était prête à attendre, elle voulait le toucher, il avait l'air doux. Elle entendit le groupe avant qu'il ne soit visible mais ne se retourna pas, ils cherchaient certainement quelque chose d'autre, un lézard, un lapin, ou des fruits sur les arbustes. Elle fut donc très étonnée lorsqu'une pierre de fronde la frappa à la tempe, et s'écroula au sol, deux mètres plus bas.
A son réveil la situation était totalement différente, son crâne lui faisait terriblement mal, ses membres lui semblaient tous faibles, presque friables, et ses oreilles sifflaient. Dans la truffe elle avait l'odeur du sang. Le petit groupe de jeunes riait en la regardant se réveiller, elle essaya de se mettre debout mais des entraves entre ses mains et ses chevilles la firent tomber, et ils rirent de plus belle. Elle comprit alors qu'elle était leur proie, et qu'elle était capturée. La suite logique était la mise à mort. Une vague de panique inonda l'esprit de Rorlia, sa respiration s'accéléra et des points noirs dansèrent devant ses yeux. Puis quelque chose bascula en elle et une solution lui apparut. Elle appartenait à ceux qui chassent, elle pouvait toujours s'en sortir. L'un des gamins, un petit chef d'une douzaine d'année, la pointait avec un couteau, jusque là elle n'y avait pas prêté attention, mais maintenant elle l'écoutait et il parlait de lui écrire certaines choses sur le corps. Rorlia s'efforça de calmer sa respiration, le regarda approcher, et se recroquevilla doucement sur elle même. Un sourire victorieux et sadique fendit le visage de l'autre, mais lorsqu'il se trouva suffisamment près ses yeux s'écarquillèrent et il leva les bras pour se protéger, Rorlia, en se tassant, avait prit ses appuis. Elle lui bondit dessus, le percutant en pleine épaule, et ils roulèrent au sol. Entravée comme elle l'était elle se savait en mauvaise posture, alors elle se fixa un seul objectif, repérer la gorge, et quand elle y parvint, elle plongea ses crocs dedans, arrachant une bouchée de chair dans un effort sur sa nuque. Le chef essaya de crier mais il lui manquait sa gorge, les autres y parvinrent avec un peu de retard. En se tortillant sur le sol, Rorlia réussit à attraper le couteau gisant à côté du cadavre, puis à tailler le lien entre ses jambes et ses mains. Avec une souplesse choquante elle passa les mains devant elle, toujours liées, mais avec un couteau dedans, et pointa le reste de la bande. Ils s'enfuirent sans demander leur reste.

Suite à ce qui fut appelé un meurtre il y eut un procès. Il se déroula très rapidement, et le jugement fut sans appel. Rorlia devait être mise à mort pour avoir tué quelqu'un de la communauté, malgré tout ce qu'elle put dire lorsqu'on lui demanda de décrire la scène, et tout ce que ses parents avancèrent pour prouver qu'elle était une enfant paisible. Les témoins appelés mentirent tous, elle avait attaqué sans raison, la première, ils l'avaient attachés mais elle avait réussit à couper la corde et ils s'étaient enfuis. Les adultes la connaissant parlèrent d'une enfant bizarre, toujours distante, qui se comportait comme une bête, constamment sur le qui vive. Au terme de la séance qui aboutit à sa mise à mort la mère de Rorlia fut assommée et enfermée pour avoir cherché à agresser l'un des témoins qui venait trois fois par lune les visiter. Le père de Rorlia, lui, préférait ne rien dire, et attendre le moment propice pour récupérer sa fille.
La condamnation fut placée quelques jours après le procès, tuer un enfant choquait les esprits, il fallait le temps de s'y faire. De cette attente surgit aussi un événement inattendu. L'un des jeunes ayant participé à la capture de Rorlia avant de tenter de la mutiler était allé voir le chef du village, et avait raconté la vérité, en expliquant que le groupe voulait que Rorlia meurt parce qu'elle était trop bizarre, et qu'il fallait venger leur camarade. Une nouvelle assemblée fut convoquée, sans témoins, sans les parents, et sans Rorlia. Le chef était dans une colère noire, il insulta méthodiquement tous les prétendus sages qui n'avaient pas été capables de voir au travers des mensonges d'une bande de gamins, et lui même au passage, et déclara que le procès n'était même pas une farce, juste une ignominie, qu'il refusait de mettre Rorlia à mort car désormais, plus personne ne savait dans quelle mesure la vérité existait dans les mots de chaque témoignage. Cependant, comme l'affaire était grave, que Rorlia demeurait un motif d'inquiétude pour un certain nombre des siens, et que le ressentiment de la famille du mort réclamait vengeance, il ne pouvait pas la laisser sur les terres des tribus. Tôt ou tard quelqu'un chercherait à la tuer, il y parviendrait, ou bien elle le tuerait, et tout recommencerait. Elle devrait donc être bannie.

Deux jours plus tard, une besace pleine de vivres, une épée courte et un arc en sa possession, Rorlia fut emmenée loin des montagnes. On lui banda les yeux pour qu'elle ne retrouve pas son chemin, le voyage dura une semaine, au terme de laquelle elle fut relâchée dans une plaine herbeuse, sans aucune indication. Le chariot l'ayant amenée là était celui d'un colporteur passant souvent au bas des montagnes pour acheter ce qui manquait aux tribus, il continuerait sa route avec les deux gardes qui le protégeait, elle ne pouvait pas les suivre.
Rorlia se sentit seule, pour la première fois de sa vie, totalement seule, sans ses parents, sans sa maison, sans son territoire, elle ne connaissait plus rien. Elle campa sur place quelques jours, le temps de prendre des repères et de se rassurer. Elle fit comme son père le lui avait apprit, des exercices physiques,  et de réflexion, afin de ne pas prendre de mauvaises décisions et de rester forte si elle devait se battre. Puis elle commença à errer.

Quelques années plus tard, à l'âge de dix-huit ans, elle atteignait le donjon de Kanabo. On disait que tous pouvaient vivre en paix ici. Elle décida d'essayer, déposa ses armes, et prit un emploi sans violence. Néanmoins elle laissa derrière elle des histoires qui ne manquent pas de courir de villages en villages, de compagnies en compagnie. Une furie qui massacre les gens aussi bien à l'épée qu'à mains nue ou en les déchirant de ses crocs, ça marque, mais avec trois queues en plus, ça reste dans les esprits.

Caractère :
Rorlia est d'un caractère placide au premier abord, elle parle peu aux inconnus et rarement pour des choses qu'elle considère futiles. Son emploi occupe la majeure partie de son temps car elle s'applique à demeurer très professionnelle, de sorte que sa position au donjon de Kanabo ne soit pas compromise. Son but, peut être le seul qu'elle est, semble être de vivre dans la paix au donjon, elle ne prête que rarement main forte et refuse en général toute aide qui lui est proposée. Son mode de vie solitaire et son attitude distante en font un personnage de la communauté de Kanabo facilement critiqué, pourtant ceux à qui elle a déjà rendu service lui trouvent souvent des qualités étonnantes, ainsi l'alchimiste est douce avec les souffrants, se montre attentionnée et prévenante, ne compte pas ses heures et semble faire rarement payer ses services aussi chers qu'ils le devraient, à moins qu'elle se trouve irritée.
Renfermée sur elle même Rorlia cache une grande partie de sa nature. Elle n'a jamais été doué pour s'exprimer au travers des mots ou des gestes, le monde lui apparaît comme quelque chose de simple en tant que spectatrice, mais dès lors qu'elle doit y agir elle même elle se sent perdu et se place facilement dans une position de défense qui rebute les autres. Elle aimerait pourtant avoir des amis, des loisirs qu'elle ne pratique pas seule, et vivre comme tout un chacun. De temps à autres elle tente de se dévoiler, mais ses maladresses la renvoie bien rapidement dans son appartement et sa boutique, triturer des engrenages et remuer des mixture avec autant d'émotion qu'une pierre.

Apparence :
La femme chat est élancée, sa silhouette statue à un bon mètre soixante dix-huit. Elle est souple, gracieuse, leste, ses muscles secs ondoient sous sa fourrure courte, et ses mouvements possèdent ce quelque chose de languide qui donne aux félins une aura de puissance et de beauté. Ses prunelles sont d'un rose très pâle, et passent parfois pour grises à cause des jeux de lumière au dedans. Son museau est courts, sa chevelure mi-longue tient plus de la crinière qu'autre chose et elle la taille sans grande prétention de beauté, dans un but pratique. Des griffes terminent ses doigts, et ses antérieurs n'ont rien d'humains, en effet Rorlia est digitigrade, comme une chatte animale. Une petite particularité étrange, qui ne manque pas d'attirer les regards et de faire parler d'elle de bien des façons, est la multiplicité de ses queues, car elle en possède trois, chacune au poil blanc et court comme sur tout le reste de son corps, mais terminées par une bouffée de poils qui leur donne l'aspect d'un pinceau.

Inventaire :
-Épée courte en fer
-Arc de chasse banal, avec les flèches évidemment.
Capacités :
-Ambidextre Lvl 1
-Arts Martiaux Lvl 1
Bottes secrètes :
-Inexpugnable : Rorlia est naturellement résistante à la magie, pas immunisée, résistante.
-Appel aux armes : Une arme déjà touchée directement par Rorlia peut être appelée dans ses mains, ne fonctionne pas si elle touche avec une arme ou avec des gants, etc . . . le contact doit être direct avec son corps.

Add-On : [Si vous avez créer des Add-On pour votre personnage, ajoutez les à votre fiche. Bien évidement, à votre inscription, vous n'aurez normalement pas de Add-On à mettre à votre fiche.]
« Modifié: 24 avril 2018 à 21:07:37 par Usolia Kwi'Kwa'Ju »

Hors ligne Theorem

Re : Une étrange petite chatte. [FICHE TERMINÉE]
« Réponse #1 le: 18 avril 2018 à 18:18:00 »
Coucou :)
Voila un personnage qui aura besoin d'un peu de joie de vivre XD
Bienvenue au donjon Kanabo =)
Tu es validée !